Le processus

Il a fallu que cette conversation se produise en 1868 et soit révélée aujourd’hui dans le plus grand des secrets.

Durant des années, Les salons parlants furent des lieux très prisés par un monde feutré d’une petite société artistique silencieuse. Peu connus mais très courus, ces rendez-vous clandestins devinrent le théâtre d’évènements inattendus pour des artistes, mécènes et collectionneurs. Oubliés du grand public voire de l’histoire humaine, ces pratiques entre le monde réel et irréel furent pourtant très marquantes pour toute une partie du monde de l’art.

Ici, les mondes visibles et invisibles se côtoyaient, en toute liberté, bercés dans les odeurs d’alcools et de fumées. Dans ses soirées se révélaient de grandes traversées humaines faisant des voies silencieuses les guides des vies à venir.

Très sollicitée pour ces têtes à têtes visionnaires, Lady Margaret ne recevait que les artistes, qu’elle aimait à nommer  « ces artisans du rêve et de la beauté émotive ».

Ici, point de rituel sacralisé seulement une beauté cristalline habitée d’un éveil humaniste rare.
C’est en 2017, que cette passation trouve corps dans le duo : Karine Mathieu et Thérèse Pitte. Ces séances de voyances artistiques poursuivent l’héritage de Lady Margaret sous la forme d’un rite bien établi.

32 cartes uniques / 2 femmes et un(e) consultant(e) : artiste-commissaire d’exposition-collectionneur-galeriste-directeur artistique-fonctionnaire de la culture.

Lors de soirées intimes et secrètes, la rencontre s’étrenne toujours par le même cérémonial  « Nous ne disons ni la mort, ni l’amour seulement l’art et son rapport au monde » et l’instant se révèle.